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La Direction de santé publique recommande à la Ville de Trois-Rivières de poursuivre la fluoration de l’eau
« Donnons à notre population et particulièrement à nos enfants, toutes les chances d’avoir une bonne santé dentaire ». C’est par ces mots que le directeur de santé publique, Dr Gilles W. Grenier a lancé un appel au conseil municipal, le 22 avril dernier, pour qu’il poursuive la pratique de la fluoration de l’eau potable. Cette mesure interrompue temporairement par les travaux en cours à l’usine de traitement des eaux fait l’objet de discussions au conseil municipal.
Le directeur de santé publique a tenu à rappeler aux élus que Trois-Rivières se démarque au Québec par l’attention qu’elle porte à la santé dentaire de ses citoyens en pratiquant la fluoration depuis 1962. Le Dr Grenier a souligné que cette mesure est recommandée par le ministère de la Santé et des Services sociaux et fait partie du Programme national de santé publique. Le gouvernement défraie tous les coûts reliés à la fluoration afin d’encourager les villes à le faire.
Pour le directeur de santé publique, la fluoration est une mesure efficace et sécuritaire.
En conférence de presse, la Dre Catherine Hamelin, dentiste-conseil à la Direction de santé publique, a démontré l’efficacité de la fluoration pour combattre la carie dentaire. Elle a rappelé que les citoyens de l’Ontario et des États-Unis, dont près de 70 % de la population boit de l’eau fluorée, auraient 40 % moins de caries que ceux du Québec. De plus, les jeunes de 15 à 17 ans des écoles publiques de Trois-Rivières, où l’eau est fluorée, présentaient un taux de carie de 24 % inférieur à celui du même groupe de jeunes de Sherbrooke où l’eau n’est pas fluorée. De façon générale, a-t-elle souligné, on observe une réduction de 20 à 40 % du taux de carie dans les zones fluorées versus les zones non-fluorées.
Dre Hamelin a également démontré le caractère sécuritaire de la fluoration en indiquant que Santé Canada a édicté des normes qui protègent les groupes les plus vulnérables de notre société. «La fluoration aux doses recommandées ne présente aucun effet négatif sur la santé, a-t-elle dit, puisque la norme retenue de 0,7 mg par litre a été déterminée pour offrir un impact optimal sur la santé buccodentaire tout réduisant au minimum les risques de fluorose dentaire.» À cet égard, Dre Hamelin a énuméré les nombreux organismes internationaux et nationaux de la santé qui appuient la fluoration dont l’Organisation mondiale de la santé, Santé Canada, l’Alzheimer’s Association, le National Cancer Institute, etc.
Pour ce qui est de l’impact sur l’environnement, Dre Hamelin a précisé que le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, après une revue de la littérature sur le sujet, a confirmé que les taux de fluor utilisés dans la fluoration n’avaient aucun impact sur l’environnement. « La concentration utilisée de 0,7 mg par litre équivaut à moins d’une goutte de fluor dans une baignoire pleine d’eau », a-t-elle illustré. Dre Hamelin a également évoqué une étude démontrant que les quantités de fluor potentiellement requises pour fluorer le réseau de la ville de Montréal, répondaient facilement aux objectifs environnementaux de rejets pour les eaux du fleuve Saint-Laurent : présence des traces après un kilomètre et dilution complète après deux kilomètres.
En conclusion, le directeur de santé publique a rappelé que le rôle de son organisation était de protéger la santé de la population. Pour lui, la fluoration est une valeur ajoutée pour une ville parce qu’elle constitue un investissement dans la santé de sa population.
René Lord
Conseiller en promotion de la santé
Direction de la santé publique
Agence SSS MCQ
Rene.Lord.Agence04@ssss.gouv.qc.ca

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