Santé publique
Description du problèmeLa contamination des poissons varie en fonction de plusieurs facteurs : espèce, âge et lieu.
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Les espèces piscivores, c'est-à-dire celles qui se nourrissent d'autres poissons, tels le brochet, le doré, le maskinongé, sont les plus contaminées.
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Pour une même espèce, les gros spécimens contiennent généralement une plus grande concentration de mercure que les petits.
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La mise en eau de réservoirs contribue à l’augmentation de la teneur en mercure dans les poissons.
Le mercure : un contaminant
Le principal contaminant du poisson est le mercure. Il se retrouve naturellement dans l'environnement sous forme de sulfure et aussi à la suite d’activités humaines tel que l’exploitation minière, la combustion des déchets et des combustibles fossiles. Au contact des bactéries présentes dans le fond des lacs et des rivières, il peut se transformer en une substance assimilable appelée méthyl-mercure, qui présente un danger pour la santé humaine.
Bien que depuis le début des années 70, un meilleur contrôle des sources industrielles de mercure a fait régresser la contamination par le méthyl-mercure, la diversité des sources nous oblige à demeurer vigilants.
Lorsque l'être humain ingère de la chair de poisson contaminé par le mercure sous la forme de méthyl-mercure, la presque totalité se retrouve temporairement dans le sang. Dans un premier temps, environ la moitié de la dose absorbée sera éliminée au cours des deux prochains mois. Toutefois, en raison de la persistance du mercure, une seconde partie des contaminants absorbés iront se loger dans le cerveau. Ainsi, l’augmentation de la fréquence des repas en poisson contaminé par le mercure contribuera directement à l’accumulation du méthyl-mercure dans le corps.
Le méthyl-mercure a tendance à se concentrer dans le cerveau. D'ailleurs, les principaux effets trouvés chez des personnes intoxiquées sont :
- Des manifestations d'altération du système nerveux, tels des problèmes de coordination des mouvements, de la faiblesse musculaire.
- Une atteinte de la sensibilité, du langage, de la vision et de l'audition.
- Des problèmes neurologiques (retard mental, troubles de coordination ou paralysie chez les nouveaux-nés de mères fortement exposées à cette substance).
Quoi faire ?
L'apparition des effets toxiques dépend de l'importance de l'exposition. En suivant certaines recommandations, on peut minimiser ces risques.
Lors de la préparation du poisson, il est préférable de ne conserver que les filets débarrassés de la peau et de la base des nageoires.
La cuisson ne dégrade pas les contaminants, mais elle permet d'extraire une partie des graisses qui pourraient en contenir. Ces graisses se retrouvent dans le jus de cuisson, y entraînant le produit toxique. C'est pourquoi il est recommandé d'éviter également d'utiliser le jus de cuisson pour la préparation d'autres mets tels que soupes et sauces.
Il est fortement recommandé d’éviter de consommer du poisson pêché dans certaines zones où il existe un risque de contamination bactérienne (interdiction de baignade) ou une pollution évidente (rejets d'égouts industriels ou municipaux, etc.).
Pour un consommation fréquente et régulière, consulter le Guide de consommation du poisson de pêche sportive en eau douce du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs. Celui-ci précise les règles de consommation à adopter en fonction des espèces.
Guide de consommation du poisson de pêche sportive en eau douce
Les groupes et personnes à risque
Concernant les populations à risque soit, les femmes enceintes, les femmes qui allaitent et les jeunes enfants, on suggère de ne consommer que les espèces de poissons les moins susceptibles d'être contaminées, comme le grand corégone, l'omble de fontaine et les autres truites à l'exception du touladi (truite grise). Cependant, les poissons marins, même ceux qui remontent les cours d'eau (saumon atlantique, poulamon), peuvent être consommés, en général, sans danger.
Les voyages de pêcheSoulignons que toutes les recommandations s'appliquent à une consommation régulière à long terme. Dans le cas d'une consommation occasionnelle de poisson, par exemple lors d'un voyage de pêche, il est loisible d'en manger davantage, mais il faut s'imposer par la suite une certaine période de non-consommation de poisson. Par exemple, on peut doubler la consommation recommandée au cours d'une période d'un mois si on s'abstient de poisson pendant le mois suivant ou encore la quadrupler si on s'abstient d'en consommer pendant les trois mois qui suivent.
Pour obtenir de plus amples renseignements particuliers sur des questions touchant à la santé contactez le service Info-Santé 8-1-1.
Liens utiles
Le mnistère de la Santé et des Services sociaux
Connaissez vous les oméga-3? Le poisson, l'environnement et la santé
http://msssa4.msss.gouv.qc.ca/fr/document/publication.nsf/
961885cb24e4e9fd85256b1e00641a29/040206bf90064cdf85256816006305a8?OpenDocument
Le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs
« Guide de consommation du poisson de pêche sportive en eau douce »
www.menv.gouv.qc.ca/eau/guide/index.htm
Santé Canada
Votre santé et vous – Le mercure et la santé humaine
www.hc-sc.gc.ca/iyh-vsv/environ/merc_f.html
L’Agence canadienne d’inspection des aliments
Le mercure et la consommation de poisson
http://www.inspection.gc.ca/francais/fssa/concen/specif/mercuryf.shtml
Dernière modification le 24 avril 2009 à 11:03







